C'était tout juste le matin qui se levait lorsque un appel me réveilla.
- Mizuki : Allô ? 0.O
- .. : Mizuki ! C'est Nakatsu. Désolé de te réveiller si tôt, Je sais que tu détestes ça.. Mais j'étais inquiet.. Je n'ai plus de nouvelles de toi depuis un moment, il est tard ici mais je n'arrive pas à dormir ...
Soudain, je repensai à la conversation que j'avais tenue avec Makino hièr soir.
- Mizuki : Ha Désolée.. Mais j'étais occupée ces derniers temps.
- Nakatsu: Occupée ? Pas de bêtises j'espère.^^
D'un ton peu confiant, et pas très sûre de moi, un élan me poussa à répondre " Non "
Pour la première fois depuis toujours, j'avais menti à Nakatsu, et rien que le fait de l'entendre au bout du fil m'agaçait déjà. Je trouvai vite une excuse.
- Mizuki: Désolée, je dois te laisser, je t'appellerai bientôt. Bisous je t'aime.
- Nakatsu : Déjà ? Tu me sembles bizarre aujourd'hui..
Une phrase que je ne voulais pas entendre à ce moment précis.
- Mizuki: Mais tout va bien, je t'assure. N'oublies pas que je suis au Japon. Je ne peux pas être plus heureuse =) Maintenant, je dois vraiment y aller. Je t'appelle bientôt.
- Nakatsu: Bisous mon coeur, tu me manques.
Elle avait déjà raccroché. Quelque chose me disait qu'elle n'allait pas bien, je ne me sentais pas à ma place ici tout à coup, peut- être avait t'elle des soucis, là-bas, avec Makino, ou quelqu'un d'autre ?
Je m'en voulais d'avoir réagi de cette façon là avec Nakatsu, je me persuadais que tout allait bien entre nous, il n'y avait pas de raisons à ce que je me prenne la tête comme ça.
Après tout, je ne fais rien de mal, simplement quelques rencontres..
Soudain, Makino entra, me sortant de mes pensées.
Makino : T'as pas l'air bien ça va ?
-Mizuki: Si, ça va t'inquiètes, je suis juste un peu fatiguée, on s'est pas trop posées depuis notre arrivée =)
-Makino ( pas convaincue ): Ok, si tu le dis ...
Dis tu l'as pas trouvé bizarre, Domyôji hier ?
-Mizuki: En même temps, je crois que je l'ai jamais entendu parler à part pour se plaindre ou gueuler, mais bon, si il est ami avec les garçons c'est qu'il doit pas être si méchant que ça !!
-Makino: Ouais ...
-Mizuki: Au fait, toi et Ahmon, vous avez l'airs de plutôt bien vous entendre, non ?
-Makino: Oui il est très gentil .. J'aime bien parler avec lui ... ( voyant le sourire de Mizuki ) Non je ne veux pas sortir avec lui !!
-Mizuki: Pourtant, il est gentil, tu l'as dit toi même !! Puis il est mignon !!
Makino: Oui, mais je le vois plus comme un bon ami qu'un petit ami !
Mizuki: Mouais ... Mais faudrait te trouver quelqu'un de bien..
Makino: Tu sais, avoir un copain n'est pas ma priorité !!
Mizuki: Mouais ... Bon, je vais m'habiller !!
Makino : Au fait, les garçons nous proposent de manger au resto avec eux !!
Mizuki ( depuis la salle de bain ): EUh ( repensant à Nakatsu) .... Oui ... pourquoi pas !!
Makino: Ok.. Je leur dis !!
Au restaurant avec Sano, Ahmon, Sampai & Domyôji..
-Sano: Bon, on commande le plat du jour ? ^^
- Tous: Bo.. Allez =)
- Mizuki : Parlons plutôt de votre groupe..
- Makino ( étonnée ) : Un goupe ? Ils jouent dans un groupe ?
- Mizuki: Ohh tu ne savais pas ?
- Sano: Oh, excuse nous de ne pas t'en avoir parlé plus tôt.. Oui, notre groupe est le " F4" , le chanteur est Ahmon, sinon je joue de la guitare, Dômyoji de la basse, et Sampai de la batterie.
On est pas très connus, mais on essaie de persévérer ^^ .. Je dois avouer que Domyôji est le plus aimé de toutes, c'est peut-être son côté mystérieux qui séduit la gent' féminine ; )
- Domyôji ( agressif ) : M'ouais, enfin, parle pour toi !
- Makino: Ohh, c'est trop bien ^^ J'aimerai beaucoup vous voir jouer =)
- Sampai: Bah alors viens quand tu veux, on répète tous les mardis et jeudis soirs à l'occasion des quelques petits concerts que l'on donne ^^
- Makino et Mizuki: Pas de souci =)
Vers 22h, alors que Mizuki était sous la douche, quelqu'un frappa à la porte de la chambre... Etonnée, et me demandant qui cela pouvait bien être, j'allais ouvrir ...
... : Désolé de venir à l'improviste, Mizuki est là ?
Makino : Euh oui.. elle est sous la douche, mais que viens-tu faire ici à cette heure de la nuit, Sano ?
Sano: Bah enfet, on s'est un peu pris la tête avec Domyôji, et il s'est barré, donc j'espère qu'il va pas faire de conneries ..
Makino: Ah, je vois ...
Sano: Mais y a pas que ça..Je voulais parler à Mizuki .... ça serait possible que tu t'éclipses, disons, une heure ?
Makino : Sano, je vais pas te faire la morale, mais je tiens à préciser que Mizuki à un copain très fidèle, alors ne va pas tout embrouiller .. ^^
SAno : ....
Mizuki: ( depuis la salle de bain): C'est qui ?
Makino ( tout en lançant un regard insistant à Sano) : C'est Sano, il voulait savoir si on avait pas vu Domyôji !!
Mizuki ( sortie de la salle de bain ): Ah ok, que s'est-il passé ?
Makino: Euh, bon ben je te laisse Sano pour t'expliquer .. Moin je vais faire quelques courses, à toute à l'heure !
Mizuki: Ok, fais attention quand même.
Je n'avais pas eu seulement le temps de finir ma phrase qu'elle était sortie. Peut être se sentait-elle gênée face à cette situation ?
Mizuki (étonnée ): Je sais pas si elle va trouver quelque chose d'ouvert à cette heure-ci, puis peut-être que j'ai ce dont elle a besoin !
Sano: Je sais pas ... Elle avait peut-être ses raisons ...
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Il faisait nuit noire, un silence régnait et une incroyable sensation de solitude s'empara soudainement de moi.
Il était assez tard et j'avais assez entendu dans ma vie qu'il été préférable de ne pas se promener seule dans des quartiers aussi peu fréquentables, c'est pourquoi j'accélerai le pas.
Ayant tout à coup la soudaine impression d'être suivie, un frisson me parcourut, sûrement encore le fruit de ma pure imagination légèrement développée, trop, je dirai même. Je me retournai, essouflée, inquiète, mais il n'y avait personne autour de moi.. Perplexe, je me persudais alors que j'étais seule, SEULE ..
Pourquoi se monter un tel scénario ?
Tout à coup, complètement perdue dans ces pensées là, je sentis réellement la présence d'une personne qui rôdait autour de moi et qui me suivait, cette fois-ci, c'était obligé, il y avait quelqu'un.. Je cherchais désespéremment un endroit ou il y aurait du monde, un endroit ou je me trouverai peut-être plus en sécurité...
Hélas, j'étais loin de tout ça, retirée du centre ville, seule ... Seule ? Non, quelqu'un là.. je le sais, j'en suis maintenant sûre..
En parallèle ..
Sano: Oui, pour en revenir au sujet de Domyoji .. Malgré les apparences, Domyôji est quelqu'un de très succeptible et sensible.. Peut être depuis cet accident ..
Mizuki: Quel accident ?
Sano: Oh, une longue histoire .. Lorsqu'il était plus jeune, sa soeur s'est faite violée à l'âge de 10 ans, puis ensuite s'est faite assassinée.. Une histoire affreuse qui l'a beaucoup choqué, et dont il ne s'est jamais remis encore aujourd'hui ..
Arf... Je ne sais pas pourquoi je te raconte tout cela ..
Mizuki : .. C'est vraiment horrible...
Sano: Ils n'ont jamais trouvé le coupable. Domyoji a juré de se venger un jour... Une histoire vraiment tragique.
Mizuki : Ah, maintenant je comprends mieux son comportement ! ..
Sano: Dans tous les cas, je voulais que tu dois au courant afin que tu ne prennes pas Domyoji pour une personne agressive constemment ..
Mizuki: Tout s'explique..
Tout à coup, je sentis quelqu'un m'enpoigner violemment, pour me plaquer contre un mur, un inconnu.. Je ne percevais pas son visage, la nuit le dissimulait, je pus simplement voir à quel point son regard était noir, agressif... Jamais auparavant je n'en n'avais rencontré un tel ...
Cela c'était passé tellement vite qu'aucun son n'avait eu le temps de sortir de ma bouche, j'étais tétanisée, appeurée ? Un bien trop simple mot.. Je n'arrivai plus à penser, à parler, le seul sens qui m'était encore en éveil, c'était les yeux, d'ou sortait incontrôlablement des larmes, des larmes.. Ma seule résistance, ma seule arme..
Je sentis alors ses lèvres se coller aux miennes, sèches et rugueuses, violemment, mon premier vrai baiser aurait-il été alors commis par cet inconnu? Je ne pouvais me défendre, j'étais bien trop faible par rapport à lui.
Maintenant, voilà qu'il me léchait le visage, le cou, et descendait indéfinimment.. C'en était trop, j'explosai, je hurlai, personne ne viendrait? Personne n'entendrait donc ma souffrance ?
Je demeurerai donc là, jusqu'a ce que je fûsse trouvée, dans un état déplorable, dans cette ville que j'aime le plus ? Dans ce pays dans lequel je me suis enfin rendue ? Ce pays qui été sencé me faire passer d'inoubliables vancances ? Non, je ne pouvais pas le croire.. Je repoussai l'individu, de toutes mes forces, mais c'était en vain. Plus je le repoussais et plus il exerçait de la force dans ses actes..
Il m'arracha d'une violence extrême le seul vêtement qu'il me restait, ainsi devêtue, je me sentis soumise, encore plus lorsque je le vis se rapprocher plus intensément, m'assaillant d'insultes vulgaires, prêt à prendre possession de mon corps, il était tout près..
- .. AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARghh!!!!!!!!!!!!!!! Mais qu'est-ce que tu lui fais là ?
Je n'obtins aucune réponse, son regard se confronta au mien, et je ne pus me contrôler plus, je me précipitai sur cet individu dont je ne connaissais rien, cette scène qui ravivait en moi des souvenirs atroces, des plus douloureux, cette scène qui me poussa à agir.
Une bagarre très violente, ou j'hurlais ma douleur, ma détresse, ma souffrance, ma vengeance..
L'homme, ainsi battu, ainsi honteux, repartit en courant.
Je vis alors Makino, une Makino si méconnaissable, une Makino que je n'avais jamais vu comme cela, que j'avais pourtant bien observée , sans sourire, sans vie, il n'y avait plus rien. Plus rien en elle, plus d'espoir, le vide, le néant.
Elle était recroquevillée sur elle-même, elle pleurait, ses habits en lambeaux, trenblante, dépourvue.
Ces souvenirs me hantaient, je ne pouvais pas rester là plus longtemps sans rien faire..
- Domyoji : Makino ! .. Que.. Qu'es tu venue faire, toi aussi, a une heure aussi tardive, ou courent tant de risques? Qu'est-ce qui t'es passé par la tête ?
- Makino : ...
Je n'en attendais pas moins. Voila maintenant que j'allais devoir la porter. ( -.-' )
Mon premier réflexe fut celui de m'ôter le manteau que j'avais et de le lui enfiler. Je la souleva de terre ou elle s'aggripa à moi, dans un état second, un état auquel je ne pus résister, une attitude qui me révolta.




