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CHAPITRE 14:


L'aéroport se trouvait à côté du Parc dans lequel je me trouvais, si je voulais rejoindre Nakatsu j'avais juste quelques mètres à parcourir, après tout maintenant qu'est ce qui pouvait me retenir ici ?
Après les aveux de Sano, j'étais complètement déboussolée.
Quelle décision prendre ?


- - - - - - - -

Il était à présent 17h59, pour moi c'était fini, elle ne viendrait pas, il me restait plus qu'à prendre l'avion... tout seul, notre histoire était désormais finie... tout ça à cause d'un mec qu'elle connait depuis seulement une semaine. Je me sentais énormément frustré rien qu'à l'idée d'y penser. C'était décidé, il fallait que je tourne la page après tout, elle l'avait bien fait en l'espace d'une semaine ! Une voix me sorti de mes pensées.

... : Nakatsu ?

Espérant de tout mon coeur que se fut elle, je me retournai.

Nakatsu : Hatsumi ?

Hatsumi : Tu es visiblement déçu?

Nakatsu : Il faut dire que je ne m'attendais pas à toi .

De loin j'observais la scène, que faisait cette Hatsumi ? Celle qui avait tout ou presque foutu en l'air !
J'avais qu'une seule envie, lui sauter dessus, surtout après avoir entendu les paroles de Sano, qui m'avait mise dans une colère noire, m'être fait bernée comme ça, j'en revenais pas !
Il se devait que j'intervienne !


Mizuki ( en se plantant derrière Hatsumi ) : Je vous dérange ?
Arborant un grand sourire à Hatsumi, histoire de lui faire comprendre qu'elle perdait son temps.

Nakatsu ( plus qu'étonné ): Mizu....

Mizuki ( le coupant ): Je nous ai acheté quelques truc à grignoter et un magasine à lire durant le voyage :)

Hatsumi ( étonnée ): Je ne comprends pas ....

Mizuki : Qu'est ce que tu ne comprends pas ? Hatsumi ! J'avais particulièrement exagéré sur son prénom histoire qu'elle comprenne qu'elle était de trop !

Mizuki : On a un vol à prendre excuse nous ! A la prochaine :)
Bien contente de moi elle tourna les talons !


Nakatsu : C'est quoi ce cirque ?
Tu penses que tu peux arriver comme ça et décider de tout ?


Mizuki ( penaude ): Mais... mais... je veux etre avec toi !

Nakatsu : Je m'apprêtais à t'oublier ! Il était 17h et tu n'arrivais pas !

Mizuki : M'oublier avec elle ? C'est ça ?

Nakatsu: Mais non ! C'est elle qui est venue me parler alors que j'étais en train de me faire tout plein de films m'imaginant sans toi.

Ne sachant quoi répondre, je pris son visage entre mes mains et l'embrassai.
Il ne se défit pas de mon étreinte, au contraire, il me sera contre lui et m'embrassa de plus belle, apparement satisfait de me retrouver.


Nakatsu ( se retirant apparement à contre coeur ) : Tu m'as tellement manqué ma chérie. Je t'aime tellement !

Je souris et pour simple réponse je m'enfouis dans ses bras, contre son torse.
De longues secondes passèrent, puis je repris la parole.

Mizuki : Il faut que j'appelle Makino !

Nakatsu : D'accord, tu as des valises ? Il faut embarquer à 18h30.

Mizuki: Oui je les ai enregistré en arrivant .
C'était surtout pour ne pas avoir à changer d'avis après, pensai-je


Nakatsu ( le sourire aux lèvres ): Génial :)

- - - - - -

Du côté de Makino.

Nous fûmes devant la terasse d'un café pas très loin de l'aéroport, lorsque Sano débarqua.

Sano: Je l'ai fait ! Je suis un vrai connard !
Je m'en veux tellement.


Sampaï: Oh, dis toi que c'est mieux comme ça, il fallait l'aider à prendre une décision.

Ahmon: C'est ce que tu as fait !

Sano: J'y ai été un peu trop fort =S


Domyôji était en face d'Ahmon et de moi. Il regardait souvent en notre direction, je ne comprenais pas pourquoi.
Peut-être était-il intrigué par notre conversation.. Mais son attitude était étrange.
Il avait ces yeux vifs et perçants, ourlés de longs cils épais, si rares chez une personne..Je n'en avais jamais vu de semblables auparavant. Son nez était droit et fin, son teint très pâle et ses cheveux en bataille tellement bien coiffés... La perfection de ses traits me semblait désormais être une évidence. Il était beau, irrésistible, à tel point que mes yeux n'arrivaient pas à se détacher des siens. Je me sentais attirée par lui comme par deux aimants, mais n'arrivant jamais à faire qu'un. Toute sa personne représentait la beauté. Son attitude si intimidante, sa froideur, sa méchanceté, ce côté si mystérieux. En sa présence, j'avais la fâcheuse manie de me ridiculiser et de perdre mes mots, à tel point que je paraissais sotte. J'étais toujours mal à l'aise avec lui, mais à la fois protégée, j'aimais bien cette sensation. Ca éveillait en moi quelque chose, mais jamais je n'arrivais à savoir quoi. Peut-être que c'est depuis l'accident de sa soeur qu'il émane de lui cette sensation de protection et d'honnête conviction.. Celle d'un jour se venger de cet homme qui a fait de sa vie un enfer..
J'étais impressionée, je me sentais toute petite face à lui, une grande personne s'étant réfugiée dans la musique, avec un but comme celui-là dans la vie, c'est si humble et si honorable..
Mais que suis-je en train de dire ? Je me perds dans ma contemplation à tel point que ç'en devient humiliant.
Il y a Ahmon aussi, tellement plus sociable et souriant, dont n'importe quelle fille serait tombée amoureuse de lui.. Je ne savais pas quoi penser. Il était toujours là pour moi, n'importe quand, si gentil. Mais quelque chose me gênait en lui. Je n'arriverai jamais à dire quoi.
Et puis, Domyôji est tellement spécial et...bizarre ! Je ferais mieux d'oublier tout ça.
La sonnerie de mon téléphone m'extirpa de mes reveries.


Makino: Allô ? Mizuki ?

Les garçons se tournèrent d'un coup de tête silmutané vers moi, pour tenter d'entendre la moindre parole de Mizuki.

Mizuki: Oui, je suis à l'aéroport.

Makino: Tu retournes en France ?

Mizuki:. .. Oui, c'est le mieux, je n'ai plus rien à faire ici . Restes, toi surtout stp, ne gaches pas ton voyage pour moi je t'en supplie. En plus il y a les graçons pour veiller sur toi :)

Makino : Mizuki ? Je vais pas rester si toi tu pars !


Mizuki: Comprends moi je suis obligée, sinon Nakatsu et moi , c'est terminé....


Makino: Bon d'accord, mais ça va pas être pareil sans toi ...

Mizuki: Désolée, embrasse tout le monde, je te rappelle quand j'arrive en France. Bisous!

Je ne savais quoi répondre. Ma présence ici me semblait injustifiée. Je ne me sentais plus à ma place. C'était notre voyage. Un voyage que nous devions partager à deux, sinon il n'avait plus aucun sens.
Elle me laissait là, seule.. Je savais que ma réaction était égoïste, je devrais me réjouir de sa réconciliation avec Nakatsu, mais voila, j'étais bien trop égocentrique. Je ne pensais qu'à moi et à ma propre personne..
Je voulais que Mizuki reste avec moi, pour que nous réalisions notre rêve ensemble, et voilà qu'elle disparaissait soudainement, sans même m'avoir permis de lui présenter mes adieux. Je ne savais pas comment réagir, s'il fallait que je sois heureuse ou bien fâchée. Une petite voix au fond de moi me disait que la première raison devait l'emporter. A quoi bon, après tout son bonheur faisait le mien! Si elle était heureuse, et que telle était sa décision, alors je devrais l'accepter et profiter pleinement de mon séjour tout en espérant que ça se passera bien pour elle. Après tout, sa décision avait été mûrement réfléchie, elle n'était pas du genre à être impulsive, contrairement à moi qui l'était bien trop souvent.


..: Ca va pas ?

Tout en étant perdue dans mes pensées, je venais de me rendre compte que Sampaï me posait une question depuis un bon moment.

Makino: Euh.. Mizuki retourne en France avec Nakatsu. Je ne savais pas elle vient de me l'apprendre, je suis un peu... surprise. Je vais rentrer. D'ailleurs.. Sano que lui as-tu fait ? Elle s'apprêtait à aller chez toi avant qu'elle ne prenne cette décision.

Sano: Hum..Eh bien.. Je lui ai fait clairement comprendre que Nakatsu était le garçon qui lui était préférable, que c'était un type bien, et qu'il ne fallait pas hésiter un seul instant.

Makino: Je pense que tu as eu raison. Je suis désolée pour toi, mais tout ça a pris des ampleurs incontestables. Je rentre maintenant.

Domyoji: Je t'accompagne.

Il s'était fait très discret au cours de cette discussion, et aussi étrange que celui puisse paraître, j'avais envie de sa présence réconfortante auprès de moi à cet instant précis. Mais je ne me permettrai pas de lui dévoiler ce fait. C'est la raison pour laquelle je ne constestai pas, et poursuivis ma route.
J'étais silencieuse, je ne parlais pas, je réfléchissais. Tant de choses en une semaine s'étaient passées !
Je pensais à Mizuki, à Nakatsu, à Sano, Ahmon et ..Domyôji. A ces rencontres et ces liens qui s'étaient étroitement liés entre nous tous.


Au bout de quelques instants..

Makino: Merci...

Domyôji: De quoi ?

Makino: De me raccompagner .
J'essayais au mieux d'éviter qu'il n'y ait trop de blanc entre nous.


Domyôji: De rien, c'est normal ... surtout après ce qu'il t'es arrivé.

Makino: Tu n'étais quand même pas obligé.. si tu avais d'autres choses à fai..

Domyôji: Ca me fait plaisir.

Je crois qu'il n'avait pas controlé ses paroles car même lui semblait étonné d'avoir prononcé ces mots.

Domyôji: Hrum.. je veux dire j'avais rien de prévu.

Makino: Nous étions arrivés à l'endroit où je logeais.
Tu veux monter ?



Domyôji: Tu comptes rester ?


Nous avions posé la question en même temps donc nous nous contemplions en silence.

Makino ( troublée): Franchement je sais pas.. qu'est ce qui m'empêche de partir ?

Domyôji: Tu as pleins de choses à visiter.

Makino: Toute seule ? Sans Mizuki, à quoi bon?

Domyôji: Ta vie entière ne se résume t'elle qu'à Mizuki ? N'as tu pas d'autres interêt dans la vie ? Aucune obstination? Mizuki est partie, je comprends que tu sois déboussolée, mais on dirait que sans elle alors tu n'as plus envie de tout ça.. ! Arrête d'être aussi dépendante d'elle!


Il avait dit ça sur un ton sec qui me destabilisai, il le remarqua.


Domyôji: Tu es arrivée, je m'en vais !

Il tourna les talons sans ajouter un mot. Moi non plus. Après réflexion, le mieux était de ne rien dire. Je le regardai s'éloigner, il était si beau et se déplaçait avec une telle aisance, une telle grâce que ce fut troublant. Me reprenant, je rentrai.

- - - - - - - - -

Je trouvais ces heures de vol extrêmement longues à présent. Je ne savais pas si j'avais fait le bon choix, je pensais que oui, mais une voix intérieure me disait que non. Stop! Trop tard, de toute façon j'étais dans l'avion avec celui qui partageait ma vie depuis plus d'un an, une semaine n'était rien comparé à ça !

Nakatsu : Je suis désolé que tes vacances aux Japon se soient déroulées comme cela mais comprends moi, il valait mieux rentrer non? Je suis sûr que tu as pris la meilleure décision. Je n'en attendais pas moins de la fille que j'aime !

Mizuki : Tu as sûrement raison.

Il me caressa les cheveux et me lança un sourire. Je me décidai alors d'oublier ce maudit Sano ! Et de retenir que le bon côté de ce voyage. Je lui rendis son sourire, espérant très fort qu'il ne laisse pas apparaître le fond de ma pensée.


FIN CHAPITRE 14.

# Posté le mercredi 19 novembre 2008 06:06

Modifié le vendredi 20 février 2009 05:10

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Chapitre 15:


Il faisait froid, le climat différait énormément de celui auquel je m'étais enfin adaptée lorsque j'avais mis les pieds pour la première fois à l'aéroport de Tokyo, une semaine auparavant.
Nous étions le 23 Juillet, je m'attendais au dardant soleil auquel j'étais confrontée ces derniers jours, et je fus accueuillie par une pluie diluvienne. Une ambiance cafardeuse. Les instants passés au Japon me semblaient n'être à présent qu'une illusion, qui s'évaporait petit à petit. Un rêve qui aboutissait à sa fin. J'étais bel et bien de retour en France.
Je regrettais ces belles après-midi comme jamais en compagnie de Sampaï, Ahmon, Makino, Domyôji, et..Sano.
C'était un mot difficile à prononcer, et je me jurai au fond de moi-même de ne plus le prononcer à voix haute, ni même le penser. C'était dur. Les mots qu'il avait craché à ma figure me revenaient sans cesse. ' Tu n'es rien pour moi. J'ai bien joué, c'est fou comme tu peux être naïve parfois." J'avais les yeux qui me piquaient, comment avait-il pu dire cela? Il semblait si franc lorsque nous discutions, lorsque nous étions ensemble. Je ne parvenais pas à croire ses paroles..et pourtant, il le fallait ! Nakatsu était là, avec moi, je le regardai, me persuadant d'avoir opté pour la meilleure solution, m'éloignant de Sano, et prouvant mon amour à Nakatsu.
A la limite, comment aurais-je pu rester là bas une minute de plus? Les mots de Sano étaient tellement violents que je ne me serai jamais sentie bien après cet évènement.. Je l'aurai certainement croisé chaque jour, et j'aurai été mal à l'aise avec les garçons. Mais Makino.. Je pense qu'elle sera un peu paniquée de mon départ, mais la présence d'Ahmon à ses côtés devrait lui être suffisante. Il l'aimait bien, peut-être même plus que bien, et elle l'apréciait aussi. Je suis sûre qu'elle s'amusera et oubliera mon absence rapidement.
Je respirai profondément afin de relativiser et entendis une voix familière, non loin de moi.
Cet instant de réflexion ne dura que quelques secondes, et je fus surprise de me rendre compte que j'étais déjà prête à aller récupérer mes baggages et que plusieurs personnes me bousculaient afin de passer
.


....; Mizuki !!!!! Nakatsu !!!!! Vous voilà enfin !!

Mizuki: Kiroo !!!! Comme ca fait plaisir de te revoir ! Tu m'as drôlement manqué, tu sais.

Kiro : Est-ce bien Mizuki que j'ai là devant moi ? Notre MIZUKI?
Il avait froncé ses sourcils qui formaient deux petites rides de cahque coté de son visage pur.
Son nez était plissé, et ses yeux rieurs, mesquins. C'était tout Kiro, ça !


Mizuki; Eh bien.. C'est comme cela qu'on m'accueuille dignement? Je m'attendais à plus !! ^^


Kiro: Eh bien, tu sais bien que je ne suis pas très excentrique.. et puis après tout, ça ne fait qu'une semaine que tu es partie.. ;)

Mizuki: C'est vrai..

Kiro: Et a propos de Makino? Comment a t'elle réagi?

Mizuki: Elle a été prise au dépourvu, mais je lui ai téléphoné dans l'avion, en lui expliquant la situation...
Hélas je n'ai pas eu l'occasion de lui expliquer tout dans les détails...


Kiro: Mais elle n'était pas paniquée de se retouver toute seule?

Mizuki: Je pense que ç'a été, je m'attendais à pire. Je pense qu'elle a été tellement surprise sur le moment qu'elle n'a pas su comment réagir..

Kiro : Je vois, je l'appelerai plus tard pour avoir de ses nouvelles. Et si nous allions fêter nos retrouvailles " dignement " alors ?

Nakatsu ( qui s'était fait discret jusqu'à présent) : Je suis partant.. On ne perd pas les bonnes vieilles habitudes !



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Au Japon.


Je me réveillai très tard ce matin. Il me fallut un instant pour me rappeler ou était passée Mizuki.
Je me sentais soudain seule dans cet appartement qui me semblait étrangement grand et vide sans elle.
Peu importe. Un soleil se dressait haut dans le ciel, et une belle journée d'été s'annonçait, comme toujours.
Il faisait très lourd et humide. Je décidai d'enfiler des vêtements légers, bien décidée à aller faire un tour en ville. Je n'avais pas envie de croiser les garçons aujourd'hui, je voulais être " tranquille ", afin de réfléchir.
J'étais ici depuis une semaine déjà, et je n'avais pas encore visité grand chose de Tokyo.
Quand on arrive dans une grande ville telle qu'Osaka ou Tokyo, on est forcément déboussolée, c'est tellement grand qu'on a l'impression que jamais nous parviendrons à tout voir. Ce qui était vrai.
Mais je savais ou j'allais aller cette après-midi, au temple Sinsoji; Rien de mieux pour avoir les idées claires et se retrouver. Et c'était Ahmon qui m'avait conseillé cet endroit. J'aimais les endroits calmes, les temples et tous les monuments de ce genre. Je trouvais ça beau.
Ahmon tiens.. A vrai dire, en une journée pareille et une situation telle que la mienne, la seule personne que j'avais envie d'avoir à mes côtés, c'était lui. Mais je chassai cette idée de mon esprit.
J'étais dans le métro, lorsque mon téléphone résonna.

Makino: Allo? Kiro? Ahh ca faisait longtemps !


Kiro: Oui , comment te sens tu ?

Makino: Stupide question...Non je plaisante, jme fais aller. Je suis dans le métro, j'allais faire un tour.

Kiro: Je vois, tu comptes aller ou ?

Makino; Au temple Sinsoji, apparemment un endroit très touristisque et à ne pas manquer. Et puis, j'ai besoin de calme et me retrouver un peu...

Kiro: Alors je pense que tu as choisi le meilleur endroit! J'ai croisé Mizuki et Nakatsu tout à l'heure à l'aéroport..Ils sont bien rentrés. Ils avaient l'air ... soulagés.

Makino: Ravie de te l'entendre dire, j'avais peur que Mizuki ne tombe réellement amoureuse de Sano..

Kiro : C'est un sale type ! Je ne veux pas en entendre parler.

Makino: Pourquoi réagis tu comme cela? Je ne comprends pas ton emportement..

Kiro: Ben euh.. Mizuki ne t'as rien dit à propos de son altercation avec Sano hièr?

Makino: Noon, je ne suis au courant de rien. Sano m'a simplement dit qu'il lui avait conseillé de rentrer car Nakatsu était un mec bien, mais pourquoi as tu l'air si surpris? J'ai loupé quelque chose?

Kiro; Eh bien, on dira que Sano s'est bien foutu de la gueule de Mizuki, tout simplement. Il lui a fait clairement comprendre qu'il s'était amusé a semer le trouble dans ses sentiments, et qu'elle ne représentait rien pour lui. Juste au moment ou elle s'apprêtait à poser un lapin à Nakatsu.. Sûre et décidée. Alors tu dois maintenant mieux comprendre la raison de son départ quelque peu précipité.. Elle est mal, je le vois encore. Choquée, je pense.

Makino: Je comprends déja un peu mieux.. Mais pourquoi ne m'en a t'elle pas parlé dessuite?

Pauvre Mizuki...!!!! Cependant quelque chose clochait. Pourquoi lui aurait-il dit de telles saloperies juste au moment ou elle allait lui faire part de sa décision? Avait-il eu peur de sa décision?
L'aimait-il a un point ou il ferait passer son bonheur avant le sien? Voulait-il qu'il qu'elle le déteste à vie?
Beaucoup de questions se précipitèrent dans ma tête, épuisée, j'abadonnai pour écouter les bribes de mots qui me parvenaient à l'oreille. Je n'arrivais plus à me concentrer et écouter ce qu'il disait
.


Kiro; Surement pour ne pas t'inquièter. Elle allait certainement t'en parler, peut être pas dans l'immédiat..

Makino: Enfin, je l'aurai bien su un jour ou l'autre de toute façon ... Je n'en reviens pas, ce Sano.... Je trouve bizarre. N'avait'il pas quelques intentions derrière la tête avant de dire toutes ces méchancetés? Un but?

Kiro: Non, je ne pense pas, il n'a pas cherché à être délicat, simplement à la blesser.

Makino: Non, je veux dire, tu ne penses pas qu'il a cherché à lui dissimuler ses sentiments afin de ne pas influencer sa décision?

Kiro: Mais pourquoi de cette façon? Ce n'était certainement pas la meilleure chose à faire, et lui révéler ainsi...c'est assez pitoyable !

Makino: Je ne sais pas, je sais plus... Je pense juste qu'il avait quelque chose derrière la tête et je ne veux pas croire cette histoire. Je lui en parlerai, et il m'expliquera sûrement.

Kiro: Tiens moi au courant, je veux savoir moi aussi.

Makino: Tu sauras. Je suis arrivée, donc je te laisse. Prends soin de toi.

Kiro: C'est plutôt à toi de prendre soin de toi.. Je t'embrasse.

Makino: Moi aussi.Bisous.

Depuis toujours, Kiro avait été très proche de Mizuki et moi. Il s'inquiétait toujours pour nous et nous appelait très souvent. Je l'appréciais énormément, et la seule idée de le perdre me rendrait très triste.
Il avait été toujours là, et il m'avait aidée pas mal de fois lorsque j'étais dans le pétrin.
Nous avons qu'à prendre la fois ou Shin était à deux doigts de perdre la tête, ce soir-là..
Je préférais m'arrêter là et oublier cette altercation.
Il est vrai que je m'étais souvent mise dans des situations difficiles et j'avais eu beaucoup de chance à chaque fois que quelqu'un m'en débarasse. J'étais très maladroite, et impulsive..naïve, donc ça n'était pas étonnant que je sois confrontée à tout ça. Une malédiction qui me suit me diriez-vous?
Un mot assez effrayant..Je préfère ne plus y penser.
Soudain, loin de moi cette horde de personnes se bousculant les unes derrière les autres à la sortie du métro, j'entendis une voix familière. Il me semblait bien que c'était Ahmon. Effectivement, il vint à ma rencontre, précisant qu'il était venu par hasard dans ce coin là pour rendre visite à sa grand-mère malade.
Il était habillé de façon très décontractée, genre baggy et tennis, et un T-Shirt un peu plus serré avec un col qui laissait apparaitre une once de son torse bronzé et imberbe. Sa peau était d'une perfection à se sentir mal à l'aise. Son odeur était ennivrante. J'étais vraiment suprise de me rendre compte à quel point il était charmant aujourd'hui, et je me demandais bien si, au cours de ces derniers jours, je n'avais pas été sotte pour ne pas m'en être rendue compte plus tôt. C'est vrai quoi , après tout, il était parfait. Mais trop de perfection ne tue t'elle pas la perfection?
Perdue dans mes contemplations, c'est à peine si j'eus entendu sa question, nécessitant apparemment une réponse.


Ahmon: Euh Makino, tu m'écoutes là?

Il avait parut assez impatient et déçu d'après son ton, comme s'il venait de se rendre compte que je n'écoutais pas un traitre mot de ce qu'il me racontait depuis son apparition. Le pauvre.. Mais mettez vous à ma place, quoi de plus destabilisant que l'arrivée d'un jeune homme parfaitement charmant ?? ( ^^ )

Makino: Je partais visiter le temple..

Ahmon: Aucun rapport avec ce que je te demandais; Laisse tomber, je comprends que tu sois perturbée..

Makino; Tu fais allusion à quoi ????

Ahmon: La réponse me semble évidente.. A quoi penses tu ? Je parle du départ précipité de Mizuki !

Makino: AHHHH!

J'avais peur d'être dévoilée et qu'il devine que sa simple apparition m'avait laissée dans une telle perplexité. Non, j'arrive bien à dissimuler ce genre de choses, d'habitude. !


Ahmon: Ce " AHHH", n'est'il pas trop exagéré? J'ai l'honnete impression que tu pensais à autre chose, mais passons, je n'aimerais pas te mettre davantage dans l'embarras, et si je ne me trompe, tu t'apprêtais à..

Makino: Aller au temple Sinsogi. Toute seule. Euh, donc.. Je te laisse, A plus.

J'espère qu'il n'a rien compris! Quelle humiliation. Je courais n'importe ou sans même savoir ou j'allais. Soudain, quelques minutes plus tard..


Ahmon: Euh, je peux savoir ou tu vas là ? C'est pas dans cette direction, le temple.. Tu risques de chercher un bon moment.. Tu n'as pas besoin de quelqu'un pour t'indiquer le chemin là?

Makino: Non Ahmon! Laisse moi maintenant, Merci mais euh, je dois y aller! On se voit plus tard !

Trop, ç'en était trop. Je virais certainement déjà au rouge et j'étais maintenant certaine d'être, de 1) une idiote , et désormais convaincue de petit 2) Il savait pertinemment que j'étais en totale subjugation devant lui.




En France


Mizuki: Maman! Papa! Me voilà de retour !

Mes parents m'avaient depuis toujours laissé une liberté inconsidérable. Issue d'une riche famille et étant l'unique enfant, j'avais toujours provoqué l'admiration et l'adoration de toute ma famille. En gros, j'étais une enfant chérie et gâtée.J'étais devenue indépendante dès mon plus jeune âge, et déjà à 10ans, j'étais à l'internat. Je ne les voyais donc pas très souvent étant donné que notre maison était à une bonne heure du lycée. Makino aussi était indépendante et, même si ses parents avaient un peu plus de mal à la laisser s'envoler de ses propres ailes, ils faisaient cependant des efforts.
Je n'aurai jamais cru, par exemple, qu'ils la laisseraient s'en aller à l'autre bout du monde, seule avec sa meilleure amie. Je me demandais alors comment allaient-ils réagir lorsque ils apprendraient qu'elle est restée seule là-bas. Cela faisait longtemps que je ne les avais pas vu, et j'avais grand besoin de me ressourcer auprès de ma famille pour retrouver quelques repères. Dès mon arrivée devant cette grande bâtisse blanche, aux larges barrières blanches et aux volets bleus, relevant cet éclant éblouissant, l'odeur des sapins, du goudron mélangé à l'odeur de la pluie, je me sentis immédiatement mieux.
Je vis une silhouette non loin de là, une silhouette mince petite, une tête brune et des traits inquiets. C'était bien ma mère qui m'attendait sur le perron. Mon père l'avait rejointe quelques secondes plus tard, un homme fort robuste et à l'allure imposante, brun avec une petite bedaine qui retombait un peu au dessus de la ceinture.
J'observais les moindres détails, cherchant à trouver quelques chose de modifié. Tout était resté indemne.
Je m'avançais lentement vers eux, la pluie ayant cessé.

Mizuki: Maman, papa ! Je suis contente de vous revoir !


Mère: Nous aussi, mais pourquoi ce retour précipité ? Ce n'était pas bien ?

Apparement ils n'étaient au courant de rien, tant mieux, cela m'éviterait une conversation houleuse.
Mais que leur dire ?


Mizuki: Euh ... eh bien ...


Nakatsu: J'avoue tout, c'est de ma faute, elle me manquait trop :$ .

Il venait de me sortir de l'embarras le plus total. Merci Nalatsu!

Père: Hum de là à ce qu'elle rentre, quand même, alors que c'était ton rêve ce voyage ...

Oups, cette version n'était pas du tout crédible ...

Mère: Bon ce n'est pas grave tu es là maintenant. Va défaire tes affaires si tu veux, et reposez-vous peut-être avec le long trajet que vous avez eu.

Mizuki: Ok, Nakatsu tu viens, on monte.

Merci maman, mais je sentais qu'ils avaient des doutes sur le pourquoi de mon retour avancé.

- - - - - -

Dans la chambre de Mizuki.

Nakatsu: Enfin tous les deux, tu sais que tu m'as énormément manqué?
Tout en me prenant par la taille et en m'attirant contre son torse.

Mizuki ( avec un sourire forcé ): Je me doute, c'est même pour ça que tu es venu me chercher d'ailleurs !

Nakatsu ( rire ): Désolé, sur le moment j'ai pas réussi à trouver une autre excuse. Tu penses qu'ils ont grillé ?

Mizuki: Oui, totalement. Mais c'est pas grave merci quand même. Tu m'as évité d'entrer dans une longue discussion. Merci.

Nakatsu: Avec plaisir. Je t'aime tu sais, je ne veux pas te perdre.

L'image de Sano me traversa l'esprit au moment où il avait prononcé ces paroles. Cela me détasbilisa.

Mizuki: Tu ne vas pas me perdre, ne t'inquiète pas. ( avec un léger rictus )

Nakatsu: Ca fait longtemps ma chérie, tu sais...

Je sentais Nakatsu tactile, ce n'était vraiment pas le moment, il fallait que je me dérobe... et vite.



FIN CHAPITRE 15


# Posté le vendredi 02 janvier 2009 09:31

Modifié le vendredi 20 février 2009 05:08

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Chapitre 16:



Je décidai une fois de plus de passer la journée avec Ahmon. Sa présence me réconfortait, ses éclats de rire, sa joie de vivre me remontait vraiment le moral. J'avais besoin de ça en ce moment. Lui seul arrivait à me faire oublier tous les tracas du moment...Avec Kiro.
Nous sortions du cinéma,après avoir vu pour la énième fois en ce qui me concerne le film " Twilight ".
Histoire qui me fascinait, c'était le cas de le dire, et film que j'adorais. Ahmon avait trouvé cela moins bien que moi, mais il avait tenu absolument à m'accompagner.
Nous bavardions, encore et encore, comme toujours: C'était ça, avec Ahmon, je disais tout, je parlais de tout, je n'avais pas peur de dire des bêtises en sa compagnie et il n'y avait jamais de blanc. C'était comme si je le connaissais depuis longtemps.
Alors, il se pencha délicatement vers moi quand soudain... .


... : Yep !! Ravi de vous rencontrer vous deux .

Je savais très bien que Domyoji était venu exprès à ce moment précis pour déjouer mon intention. Cela me plu guère. Mes yeux semblaient lancer des éclairs.

Ahmon: Salut, Domyôji.

Domyôji: Viens, Makino ! il faut que je te montre quelque chose d'urgent..

Makino: J'étais occupée avec Ahmon..Ca peut pas attendre?

Domyoji: Non, c'est important ... Désolée Ahmon, je te la rammène rapidement.

Sans plus réfléchir, il me prit par le bras, et impuissante face à sa force, je lançai un rapide " au revoir " à un Ahmon délaissé et qui semblait désemparé. Je ne savais pas ce qu'il avait l'intention de faire, du moins je m'interdisait de penser une chose pareille. Je n'arrivais pas à m'imaginer Ahmon comme étant mon petit ami.
Quant à Domyoji, sa pression sur mon bras se faisait de plus en plus forte, à tel point que je commencais à en avoir mal. Je voyais qu'il était énervé, peut etre meme encore plus qu'Ahmon.


Makino: Tu peux m'expliquer ou tu m'emmenes? Tu n'as pas le droit de faire ça! J'ai jamais vu quelqu'un d'aussi égoïste que toi!!! Je n'apprécie pas du tout ce que tu as fait, vraiment .

Domyoji: Puisque je lui ai dit que je te rammenais à lui rapidement ... Franchement, tu es naïve Makino !

Makino: Naïve? Et tu n'as pas répondu à ma question.


Il semblait ignorer tout ce que je lui demandais. Soit . Tout le long de notre excursion, je n'ouvris pas la bouche. Il semblait être heureux, beaucoup plus calme que quelques heures auparavant. J'en avais marre, j'avais mal aux jambes et sa constante bonne humeur et cet air cynique sur les lèvres m'insupportait et me donnait la migraine.Cela faisait bien plus de deux heures que nous marchions et je ne voyais pas de but à cette excursion. Je m'impatientais.
Au bout d'un moment, son visage s'assombrit, et son air sérieux lui reprit.


Makino: Qu'y a t'il ? Pourquoi tout à coup cette tête si inquiète?

Domyoji: Tiens, tu t'es décidée à me reparler ? C'est la meilleure!

Makino: Quoi ? Ne commence pas, vraiment, je suis pas d'humeur !! C'est toi qui m'emmene loin d'Ahmon alors que tout allait parfaitement bien entre nous..Tu m'emmenes de force dans un endroit ou je n'ai encore jamais mis les pieds, un endroit paumé, et tu oses me dire une chose pareille? J'en ai marre Domyoji!!!! De quel droit tu t'es permis de t'incruster entre Ahmon et moi, hein?

Domyoji: Mais...Ce type.. Tu ne vois pas qu'il en a que pour toi ? Il n'a que des idées salaces derrière la tête. !

Makino: Tu n'as pas le droit de me dire ça.... ! Et même si... Je suis bien avec lui, il me fait oublier tout ce que je suis en train de vivre en ce moment, il sait me faire rigoler, lui... Il est gentil, attendrissant et toi...Tu es venu tout gâcher! C'est le garçon avec lequel je me sens le mieux! Et tu es venu tout bouleverser!

Domyoji: Eh bien.....Tu n'as qu'a aller le retrouver Makino..Allez vas-y..Je ne sais meme pas comment tu vas t'y prendre car on est perdus..!! Mais de toute façon quelle impo..

Makino: QUOI ? Tu m'as traînée ici de force, je croyais que tu connaissais bien les lieux, tu vis ici tout de même!! et comme si de rien n'était, tu nous perds! J'y crois pas..Qu'est-ce qu'on va faire, hein? On peut pas te faire confiance.....J'en ai marre .. !!!

La fatigue, l'énervement, et la frustration qui s'ajoutait à tout celà faisaient couler mes larmes sans que je puisse les arrêter. Il commençait à faire sombre, la place était déserte et nous étions comme dans un cul de sac. Une légère bise emmêlait mes cheveux lâchés.
Lui, devant moi, l'air parfaitement indemme, ne parlait plus. Je ne savais plus quoi en penser. Il semblait vraiment considérer l'ampleur de mon état à présent. Il ne riait plus, ne plaisantait plus, il était devenu parfaitement sérieux.


Domyoji: Je.. ne sais pas comment me faire pardonner. Fais moi tout ce que tu veux, déteste moi, frappe moi, venge toi... Tu as raison. Je ne suis qu'un abruti, incapable de faire plaisir à la fille que j'...qui se trouve devant moi, là!

Mes jambes commencaient à ne plus me porter, j'étais épuisée. Je considérai sa présence, son allure devant moi, à travers la prénombre de la nuit qui s'était installée très rapidement: imposante, protectrice, séduisante. Je n'apercevais à présent plus qu'une forme noire et une tâche blanche dans le noir : Son bonnet qui encadrait ce visage aux traits si parfaits. Je le voyais s'approcher de moi doucement, comme s'il avait peur de m'effrayer.
Un silence de plomb régnait, des frissons parcouraient tout mon corps, j'étais frigorifiée.
Il était là maintenant devant moi, et, de la manière la plus naturelle qui soit, et la plus impulsive, non sans me douter d'une telle tournure des évènenements, il posa ses lèvres glacées sur mon cou et ressera son étreinte. Il remonta doucement, et surprise, je me laissai faire. J'étais tellement épuisée que je n'avais pas la force de le repousser. Il m'embrassait désormais fougueusement et je ne voyais plus rien autour de moi, plus les décors, plus la nuit qui s'abattait facheusement sur nous, seulement lui, lui qui m'apportait de nouvelles sensations, lui qui m'apportait ce dont j'avais toujours rêvé. Aussitôt, la fatigue s'atténuait, la nervosité, la frustration... Je ressentai une sorte de délivrance...Il m'avait donné ce dont, malgré moi, j'avais toujours désiré. Nous ne faisions qu'un et tous nos soucis semblaient s'envoler. C'était mon premier vrai baiser, celui qui avait le gout de la passion, de la fougue; celui réunissant le goût si particulier des larmes salées qui continuaient de ruisseler inexplicablement sur mon visage, et celui de l'arôme ennivrant de Domyôji.


Domyoji ( un instant après.) : Voila ce dont j'ai toujours eu envie de faire, Makino. Je suis désolé. Je n'ai pas résisté. Viens, on va aller s'abriter quelque part.

Il me porta dans ses bras et m'ammena dans une sorte d'abris coupé du vent, encore plus isolé de l'endroit ou nous nous trouvions, me promettant de me ramener vite chez nous.

C'était une situation plus que jamais gênante. Nous nous retrouvions seuls, tous les deux, dans cet endroit si insolite, une situation dont je n'aurais jamais imaginée..
Il était près de moi, nous étions très collés l'un à l'autre, et pourtant aucun de nous deux ne semblait vouloir changer de position. Le contact de ses habits sur moi, son haleine, la chaleur de ses mains me procurait une sensation très spéciale, de bien-être. Des frissons parcouraient mon échine et les poils de mon avant bras se hérissèrent à son contact. Je n'osais pas le regarder, ni faire un mouvement, je savourais ces quelques secondes qui passaient sans m'en rendre compte. J'étais bien. Je n'entendais plus rien autour de moi sauf le battement de mon coeur qui résonnait dans ce profond silence, et mon oreille qui retraçait les battements de son coeur, qui tout deux, ralentissaient au fur et a mesure que le temps avançait. Nous étions comme dans une sorte de spirale à laquelle nous voulions plus fuir, comme si nous étions seuls au monde, comme dans les films. Je n'aurais jamais cru ressentir cela un jour.
Il me semblait que je pouvais rester ainsi des jours entiers. J'oubliais tout à ce moment précis: Ahmon, Mizuki partie subitement, ma famille qui devait s'inquièter...tout. J'étais dans un autre monde, dans un rêve ou tout semble si beau et si féérique. Avec cependant l'étrange sensation qu'un jour tout redeviendrait comme avant, tout ces instants magiques s'envoleraient lors mon départ qui se rapprochait de plus en plus, et il faudra alors s'armer de courage pour affronter la dure réalité qui s'offrait à moi.


Je ne savais pas quoi faire, pour la première fois de ma vie depuis longtemps j'étais heureux. Je retrouvais le bonheur dans les bras de Makino. J'oubliais et je chassais tous les démons du passé qui surgissaient de mon esprit, pour ne garder que les merveilleux moments en sa compagnie comme celui-ci.
Elle m'était indispensable à présent. Comment peut-on ressentir cela alors que nous sommes perdus dans un endroit dont on ne connait même pas l'existence? Je me posais la question. Elle semblait épuisée et fermait de temps en temps les yeux jusqu'au moment ou elle les ferma pour de bon
.


Domyoji: Dors, ma chérie. Ne t'en fait pas.

Et je sombrai dans le sommeil, gardant comme seule image son teint pâle et ses yeux si vifs et perçants, dont la rareté me surpris, son ténor si envoûtant qui me berçait , son odeur captivante, ses cheveux dépassant de ce bonnet qui lui allait à merveille, cette allure si imposante s'offrant à moi, et le goût de ce délicieux baiser qu'il me donna quelques minutes auparavant. C'est à ce moment là que je compris; Le rêve que j'avais eu avant mon départ pour Tokyo faisait surface, comme une sorte de prémonition, comme si c'était un tournant incontournable de ma vie, ou l' échappatoire ne pouvait rien; Je dirais...Le destin.


- - - - - - -

Ahmon: J'y crois pas !! J'étais avec Makino, on a passé une super aprem, j'allais pour l'embrasser et là.. DOMYOJI qui se pointe !!! Il l'a fait exprés en plus !! Grrrr ... je le déteste quand il est comme ça ! Il sait très bien que je suis intéressé par elle! Il va faire que jouer avec elle, j'en suis sûr !

Sampai: Ah... ba peut-être qu'il était intéressé aussi, tu sais avec Domyoji c'est dur de savoir...

Ahmon: Non mais en plus il me dit, " je te la ramène dessuite" , j'ai attendu pendant deux heures ! Ils ont toujours pas refait surface. Je vais le tuer !!!

Sano: Du calme Ahmon, de toute façon c'est à Makino de faire son choix...

Ahmon: Ouais... t'es bien placé pour le savoir toi !

Sano ( s'irritant): Je te parle pas de moi! Et puis de toute façon, je crois que ça ferait du bien à Domyôji de tomber amoureux...ça le sortirait peut-être de tout ça. Désolé, c'est juste ce que je pense. !

Sampai: oh là les gars, du calme ! Eh beh.. !! elles ont fait de l'effet ces petites européenes, en deux semaines.

Ahmon: Ca, c'est sûr ....

Sano: Bon, je vous laisse les gars, on se voit demain pour répéter. Bye

Sampai: Sayonara..

Une fois Sano parti...

Sampai: Il a pas l'air bien ... Je crois que cette histoire avec Mizuki l'a vraiment perturbé :-/

Ahmon: C'est un grand sensible, il s'en remettra. .

Sampai: Je peux te dire la même chose alors.

Ahmon: Non mais c'est pas la même chose pour moi, déjà elle était célibataire ELLE, ensuite elle avait l'air ouverte, pas contre, quoi, et l'autre, il voit que ça va peut-être coller et il fait tout foirer !
Je décide enfin à lui avouer clairement, alors que lui il n'a rien montré jusqu'à présent, et il arrive avec son " ravi de vous recontrer" comme si de rien n'était. Je déteste ce gars, je déteste cette sensation, vraiment.
Je peux te dire que ça va pas se passer comme ça
!


Sampai: Vous vous prenez trop la tête les mecs, vous devriez faire comme moi, des coups d'un soir ! au moins il n'y a pas de prises de têtes, ni de jalousie !

Ahmon: Toi t'es un sans coeur, c'est pas pareil !

Sampai: Pas du tout, je profite tout simplement. Quand j'aurais envie de me caser, je le ferai. Pour le moment, cette situation me va très bien.

Ahmon: Ouais, t'as peut-être raison ...

Sampai: Puis ça t'avance en quoi, franchement ? Elle vit à des milliers de kilomètres, c'est mort...

- - - - - -

Je n'arrête pas de penser à elle, tous les jours, toutes les heures, il n'y a pas une fois ou son visage ne me vient pas à l'esprit. Je m'en veux terriblement de l'avoir faite souffrir, de l'avoir laissée partir... J'ai envie de l'appeler, mais pour lui dire quoi ? Que je regrette, que je suis un con, qu'elle me manque ?...
Ca ne ferait qu'envenimer les choses, puis il y a Nakatsu ...
C'est la première fois que j'ai ce sentiment envers une fille, surtout en si peu de temps, mais pourquoi cela arrive-t-il avec une fille qui a déjà un copain, et qui habite à l'autre bout du monde...
Je suis vraiment maudit...!
Il faut absolument que je l'oublie, que je passe à autre chose, que je me concentre sur mes études et sur la musique !
C'est décidé !!


- - - - - -

En france.

Cette nuit je fis de nouveau ce cauchemar que je n'arrêtais pas de faire depuis mon retour en France, où je me retrouvais face à face avec Sano et où il me déballait ces horribles paroles, blessantes qui m'avait énormément touché...
Je suffoquais, ma respiration était sacadée, je n'arrivais plus à retrouver mon poul normal. J'étais en nage, je pleurais, j'avais l'impression qu'une pierre s'était logée dans mon estomac, il était noué, j'avais mal.
J'allai prendre une douche pour me rafraichir et espérai qu'elle allait me faire oublier ce mauvais rêve.. mais rien de tel.


5h00 du matin le téléphone sonna...






FIN CHAPITRE 16.


Vos avis ?

# Posté le jeudi 19 février 2009 08:57

Modifié le mardi 24 février 2009 15:03

...

...
Chapitre 17:


Au Japon..

Une douce chaleur caressait mes paupières, un peu lourdes des pleurs de la veille.
Une délicate odeur de camping me chatouillait les narines et je perçevais le chahutement de jeunes enfants aux alentours, le rire et la bonne entente de plusieurs groupes de personnes discutant un peu plus loin.
Une épaisse fumée dépassait des broussailles, révélant la cuisson d'une viande au barbecue;
J'étais tellement bien... Puis je tournai la tête et un Domyoji apparut devant moi, m'observant apparemment avec beaucoup d'attention, comme un objet précieux dont on aurait peur de casser.
Il me fixait avec tellement d'intensité que cela me troublait.
J'étais gênée, et fis une moue.



Domyoji: Ce que tu peux parler dans ton sommeil !! C'est affolant!

Mais qu'avais je bien pu dire ? Je paniquai.

Makino: Euh...C'est a dire ? qu'est-ce que j'ai dit ?


Domyoji: Ohh, rien de déplaisant, que de belles choses... Entre autre, que tu m'aimais .....bien...
Peut -être même plus que bien... MHH, laisse moi réfléchir, quelque chose en ce genre en tout c...


Makino: STOP! Je veux pas savoir en fait.. Il fait jour... Combien de temps ai-je dormi?

Domyoji: Ouf... Une grosse marmotte, il est déjà 12H30!!

Makino: Quoi? J'y crois pas.. Habituellement, non, en plus........

DOmyoji: Ben alors on dira que tu étais très bien dans tes rêves et que tu ne voulais plus en sortir, ce que je peux comprendre.... Et puis, les évènements de la veille t'ont sans doute donné un coup.....!!

Makino; N'en remets pas une couche s'il te plait !!!

Il rigola de ce rire viril que j'appréciais tant, ce côté démoniaque lui allant à merveille.
Il me caressa les cheveux d'un air amusé et me proposa de rentrer rapidement, tant qu'il ne faisait pas trop chaud. Un soleil bien haut dans le ciel chassait déjà tous les nuages, laissant place à un ciel dénué de toute imperfection. Soudain, Je repensai aux événement de la veille, j'étais déboussolée. Domyoji était tellement différent! On aurait dit qu'il avait conservé le même visage, la meme allure, mais que son trait de personnalité, son agressivité, cet air renfermé qu'il ne cessait de montrer aux gens avaient disparus, laissant place à un Domyoji parfaitement méconnaissable. C'est comme si une partie de lui même s'était envolée. Comme si cette carapace qui le couvrait depuis la première fois que je l'avais rencontré avait crevé. Je ne lui en parlai pas, préférant nettement ce domyoji là que l'autre, espérant de tout coeur que le " méchant domyoji " ne referait pas surface de si tôt.




En france.


Je pris mon portable entre mes mains, et je vis CE prénom s'afficher, ce prénom que je redoutais tant. Il résonnait dorénavant comme le nom d'un assassin qui souhaitait m'enfoncer le couteau dans la plaie un peu plus loin, afin de s'assurer de ma mort, afin de s'assurer qu'aucune survie n'avait été envisageable.
Ce prénom que je m'entêtais d'oublier, ce prénom qui, seulement en le prononçant me donnait des frissons partout dans le dos, ce prénom qui me torturait, mais surtout ce prénom que je n'avais pas réussi à effacer malgré tout ce que l'individu m'avait fait. C'était une part de moi-mêmle qui m'interdisait de le faire. Une voix au fond de moi m'interdisant d'accomplir un tel acte.
Je restai devant le fait accompli, il sonnait, encore et encore, sans jamas s'arrêter.
Et une part de moi-même, un élan de fourberie, une force provenant de moi dont j'ignorais l'existence ouvrit
mon portable. Je ne parlait pas. Il n'y avait personne qui parlait, j'attendis. Un long moment......
Puis je reconnus cette voix douce et mélodieuse, cette voix si enchanteresque répétant ces paroles comme une simple poésie répétée machinalement par un maternelle. Cela me déplut, mais je restai sans voix, accordant une importance hors norme à chacun de ses mots, déglutissant avec difficulté.



Sano: Mizuki. Merci de m'avoir répondu... Je m'étais pourtant juré que tu n'accepterais aucune explication de moi.... Cela me met encore plus mal à l'aise. J'aurais du m'entrainer une fois de plus. ( petit rire gêné, mais parfaitement respectueux et sérieux) . Bon, je ne sais pas par ou commencer.... Tellement de choses me semblent impardonnables !!! Je ne parviendrai jamais à dire quel fut le courage qui s'empara de moi pour te balancer toutes ces vilaines choses à la figure avant ton départ, mais sache que chacune de mes paroles, absolument Toutes, [ et je pèse mes mots ] , étaient entièrement fausses.
Je t'ai dit toutes ces choses impardonnable et horribles dans le seul but de t'en retourner vers un homme à qui, je sais, tu tiens énormément, et avec qui tu vis une relation totalement possible et envisageable, durable.
Avec un homme qui t'aime comme j'ai rarement vu..Je t'ai rencontrée, et pour moi, tu étais la fille idéale avec qui j'avais vraiment envie de fonder quelque chose, étant quasiment sûr de mes sentiments. Mais, ridiculement certes, j'ai pris peur. Cela peut te paraitre monstreusement pitoyable, mais tellement naturel ... !!!! Je me suis rendu compte que tu étais un peu perdue ces derniers temps, et quand j'ai appris qu'il était possible que tu puisses rester ici, au Japon pour moi, et laisser sombrer ta relation avec Nakatsu, j'ai été désemparé. Tout ce que je souhaitais, c'était ton bonheur.Or, je savais que c'était entre les mains de cet homme que tu étais la mieux, j'en étais sûr et certain. Moi, je ne te connaissais que depuis une semaine, une minable semaine..!!
N'étant pas sûr de la puissance de mes sentiments envers toi, et des tiens aussi, j'ai préféré te cracher toutes ces affreuses paroles pour que je sois sûr que tu m'oublies, que tu me détestes, et que tu retournes vers l'homme qui était le mieux pour toi. Je pensais avoir choisi la meilleure solution. Mais j'étais tellement naïf :Je me suis vite rendu compte une fois après avoir fait cette horreur que j'étais l'homme le plus malheureux et le plus délaissé au monde.
Je sais que je t'ai fait souffrir, j'en ai pleinement conscience, et peut-être que tout ce que je te dis là ne changera rien aux choses, mais c'était important pour moi de m'expliquer, pour mettre les choses au clair.
Je comprendrai le fait que tu ne veuilles plus jamais me parler, même si j'ai du mal à l'accepter.Sache simpement que je regrette indéfiniment tout ce que je t'ai fait, j'espère que, malgré mon esprit quelque peu tordu je te l'accorde, tu comprendras cet acte que j'ai commis. Ne crois pas que ce message a pour but de te ramener à moi, de te récupérer, ou quelque chose en ce genre, j'espère que tu n'auras pas cette impression là. Je suis simplement désolé, de tout mon coeur. Je regrette. Je ne mérite pas une fille aussi géniale que toi, quelle que soit ta décision.




Je l'écoutais parler, et chacune de ses paroles me semblaient être ainsi une évidence, tous mes soupçons s'envolèrent. J'en étais désormais sûre à présent: Comment avais-je pu croire Sano capable de faire une telle chose? Les mots qu'il a employé m'ont paru si francs... Même si ses paroles me hantaient toujours au fond de ma tête. Pourquoi je ne m'en étais pas doutée plus tôt? J'étais certainement trop sous le chox pour être lucide et comprendre une pareille chose.
Cpendant, j'avais encore un goût amère contre lui. Malgré tout, je n'arrivais pas à lui pardonner entièrement .
Je n'étais pas le genre de fille qui arrivais à oublier si facilement, avec de simples gentils mots, en gros je n'étais pas une fille facile. Je me devais tout de meme de mettre ma fierté de côté.
Après une minute de silence:


Mizuki: Merci.....


Sano: Merci ??

Mizuki: Merci, de dire tout ça ... J'en avais besoin, tu comprends.. Je pouvais pas rester éternellement sur ces mots si durs que tu as employé.. Tu me devais une explication. Alors merci.

Sano: Je suis pardonné?

Je ne répondis pas. Quelques secondes passèrent.

Sano: Tu sais Mizuki, t'es vraiment une fille en or. Je tiens vraiment à toi. Je te rappellerai plus tard.

Je racrochai et méditai. Nakatsu se réveilla.

Nakatsu: Eh beh ma chérie, tu dors pas ? il est tôt !!! Viens te recoucher près de moi..

Mizuki: Non, je vais prendre une douche; A tout à l'heure.



Je la sentais distante, de plus en plus. Elle s'éloignait de moi encore plus qu'avant. Je la sentais à des kilomètres de moi. C'était comme si je la perdais chaque jour un peu plus. Pire que lorsque Sano était près d'elle, pire que lorsque nous étions encore au Japon, tous les deux rivaux.
Soudain, son portable vibra sur la table de nuit. Un message venait d'être réceptionné.
De ma place, j'aurai pu distinguer ces deux kanjis parmis n'importe lesquels autres: ces kanjis formant le prénom " Sano". Mon coeur s'enflamma, j''étais hors de moi!! Ce mec lui en voulait donc encore !!! Sans réfléchir je lus le message qu'elle venait de recevoir. " Merci pour ta compréhension. C'était important pour moi, et je suis content que tu aies compris. Ne change jamais. " . Je décidai de consulter les historiques des appels, et c'est alors que je m'aperçus qu'il y a quelques minutes elle était encore au téléphone avec lui. C'en était trop pour moi, ça ne pouvait plus continuer ainsi.
Je préférais tout arrêter que de vivre ainsi.
Mizuki était de nouveau près de moi.


Mizuki: Ou est mon portable? Tu ne l'as pas vu quelque part ? J'étais sûre de l'avoir posé là pourta...

Nakatsu: CA SUFFIT!!!! Mizuki, je ne supporte plus cette situation!!!

Mizuki: Je comprends pas..Je..

Nakatsu: Tu as encore parlé à Sano! Comment peux-tu encore te rabaisser à lui parler après ce qu'il ta fait, hein? Tu me déçois Mizuki, que tu sois dôtée d'autant peu de fierté, je n'en reviens pas, ça ne te ressemble pas!! Je veux bien comprendre ton attitude plus que distante avec moi depuis que nous sommes rentrés, je veux bien comprendre que tu aies tu mal a l'oublier et à digérer.. tout ça, je comprends et je t'accompagne avec toi pour te sentir mieux! Je fais tout pour toi, je sacrifie tout, je me donne entier à toi et voilà comment tu me remercies! Franchement, je ne sais plus quoi faire...Ca fait maintenant un bout de temps que ton attitude ne change pas, et je commence sérieusement à me poser des questions. S'il veut te parler, c'est tout simplement pour te récupérer, il s'en fou de toi, ce mec !
Tu es tellement pitoyable!


Mizuki: Je t'interdis de me parler comme ça! Tu n'as pas le droit !!

Nakatsu: Je suis las de me disputer avec toi.

Je partis les larmes aux yeux. Voila maintenant que je me disputais avec Nakatsu. Sano qui essayait de reprendre contact avec moi. Moi qui était indécise entre les deux. J'étais perdue, totalement incomprise, dépourvue de toute lucidité.Je ne réfléchissais plus, je n'y arrivais plus. Je me laissai tomber sur le sol, pour replonger dans un sommeil profond, et tenter, ne serait-ce que quelques minutes, d'oublier ce que j'étais en train de vivre, et m'en tourner vers un avenir plus aisé.






FIN CHAPITRE 17

# Posté le lundi 23 février 2009 11:04

Modifié le jeudi 12 mars 2009 12:54

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Chapitre 18:


Mizuki: Makino !!! Comme ça fait longtemps! Ca me fait plaisir d'entendre ta voix depuis tout ce temps! Ca va? Désolée de pas t'avoir donné de nouvelles plus tôt... j'espère que ...

Makino: Chut Mizuki. Ya pas de problème, t'en fais pas. Je vais très bien, et toi ?

Mizuki: Ouf je suis soulagée !! Je suis quelques jours chez mez parents avec Nakatsu, ça me fait du bien d'être dans le cocon familial... Et vu que j'avais un moment de libre, j'en ai profité pour t'appeler un peu...

Je perçevais un ton anormal dans sa voix, comme si elle dissimulait un malaise. Mizuki, je la connaissais par coeur, et je savais quand quelque chose allait mal. Et là, chaque son de sa bouche me résonnait faux. Elle n'avait d'ailleurs pas répondu à ma question. J'étais sûre à présent que quelque chose s'était passé. Je décidai de l'ignorer pour le moment, afin de ne pas casser la conversation.
J'osai cependant un sujet douloureux
...


Makino: C'est super !! Je suis sûre que l'on a plein de choses à se dire.....Ca va mieux avec Nakatsu ?

Elle ne me répondit pas instantanément. Je compris aussitôt que le problème venait de Nakatsu. Une lueur s'éclaira en moi. N'était-ce pas redevenu comme avant? Sano la perturbait-elle toujours autant?


Mizuki: Eh bien en fait ..

Sa voix tremblait. Elle éclata en sanglots.

Mizuki: Non, ça va p-as d... du tout. Vraiment pas.

Makino: Mais raconte moi tout ! Que se passe t'il? Ne te mets pas de de pareils états je t'en prie! Je déteste te voir comme ça !

Mizuki : Ben.. Sa-...Sano m'a contactée, il s'es-.. il s'est excusé de tout. Il m'a dit toutes ces méchancetés, a.. afin que je l'oublie et retourne a-vec Nakatsu, car il pensait que c'était la meil...meilleure chose pour moi..
Nakatsu l'a appris, il m'en veut terribl... terriblement.. Il supporte plus cette situation et moi.. moi non plus d'ailleurs; C'est affreux, j'en ai maaarre!!



J'avais du mal à la comprendre, entre chacun de ses sanglots qui la prenaient, je l'entendais mal mais j'avais compris le plus important. J'étais désolée pour elle, et je n'arrivais pas à trouver les mots qu'il fallait pour la consoler. Je détestais cette situaton, tout comme je me détestais moi, à cet instant, incapable de venir en aide à ma meilleure amie, la laissant dans une situation pareille. N'étais-je donc pas la mieux placer pour la consoler? Même à des kilomètres nous séparant?J'aimerais tant la prendre dans mes bras et lui permettre de déposer sa peine sur moi qui la fatiguait tant .. ne serait-ce que quelques minutes.

Makino: Pleurer n'arrangera rien aux choses Mizuki... Fais ce dont tu as envie, si tu ne supportes plus la situation telle qu'elle est, parles-en à Nakatsu clairement: Fais une pause, réfléchis au calme, et repenses à tout ceci conciencieusement. Préfères tu sacrifier ta relation avec Nakatsu pour une amourette de passage?
Pour moi, la question ne se pose pas. Je pense juste que tu es troublée par Sano, tu es rentrée dans une routine avec Nakatsu, et te sentir désirée par une autre personne t'as remise en question et t'a simplement troublée.. Je suis sûre que tu n'es pas amoureuse de Sano. Après, c'est toi qui vois, Mizuki; J'aimerais tellement être près de toi pour trouver les bons mots..


Mizuki: Non... J'ai longtemps cherché à m'en convaincre, mais Sano, je n'arrive pas à l'oublier, il me hante. J'arrive plus à toucher Nakatsu, à le regarder en face tellement je me sens horrible! Ce que je fais endurer à Nakatsu, c'est même pas humain, j'ai en honte, je suis détestable, et je me fais peur moi-même!!! Tu me connais, je suis pas comme ça d'habitude, mais là..je peux plus tenir dans cette situation, il faut que je fasse quelque chose, que je sorte de cette situation infernale.

Makino: Si tu en es si sûre, alors je ne vois pas pourquoi tu hésites une seconde de plus. Si tu es persuadée que ton histoire avec Nakatsu est belle et bien finie, alors ne le fais pas espérer plus longtemps, il souffrira encore plus. Je ne peux plus t'aider maintenant ... Je suis désolée.

Mizuki: Mais non...c'est à moi de prendre les choses en main. Je me suis mise dans une sale situation et c'est à moi de m'en sortir, et ça va changer.

Makino: Très bien alors, du moment que tu es heureuse dans les choix que tu as a faire, alors ça me va.

Mizuki: Et toi, comment ça se passe toute seule?

Makino: Bien, je suis allée visiter quelques endroits sympas et reposants avec Ahmon, et puis il y a aussi Domyoji..

Mizuki: Quoi ? Domyôji? Que s'est-il passé avec cet être arrogant comme pas possible avec qui tu t'entends super mal normalement? Ne me dis pas que...

Makino: Du calme Mizuki ..Eh bien oui, nous sommes bel et bien ensemble. Et....il est tellement différent! J'aimerais tant que tu sois là pour constater la métamorphose! On dirait que ce n'est plus lui !!

Mizuki: DOMYOJI???????? J'y crois pas! Je suis super contente pour toi ! Raconte moi tout .

Tout à coup, elle était devenue beaucoup plus entousiaste, et cela me faisait plaisir.
Je lui racontai tout en détail, notre chemin égaré, notre premier baiser et le réveil, sans lui épargner quoi que ce soit.


Makino: Voila, tu sais tout.

Mizuki: Ahhh! Pourquoi suis-je rentrée? J'aimerais tellement voir ça!! Bon je suis désolée,mais je dois te laisser .... le travail m'appelle.

Makino: Bon courage, on se rappelle plus tard.bye!

Je décrochai et sortis de ma chambre. J'étais soudainement plus gaie, et la conversation avec Makino avait permis de mieux cerner ma situation et de voir les choses en clair. J'allais parler à Nakatsu, même si ça allait être très difficile. Lui cacher mes ressentis serait vraiment une offense, et je ne pourrai plus le regarder en face à présent. C'est perdue dans mes pensées que je vis Nakatsu juste en face de moi, me foudroyant du regard, avec une tristesse dans les yeux comme j'avais rarement vu, comme si la flamme de ses yeux avait perdu tout son éclat. Je repensai alors à tout ce que j'avais dit à Makino à son propos, et les larmes me montèrent rapidement aux yeux.. Peut-être de pitié, de dégoût envers la personne que j'étais?


Nakatsu: Mizuki, je suis désolé mais...j'ai écouté ta conversation avec Makino. J'ai tout entendu.


Au Japon..


Depuis le départ de Mizuki, beaucoup de choses avaient changé. Elle me manquait beaucoup, c'était un fait, mais il y avait à présent ma relation avec Domyôji qui venait perturber mes réflexions. A tel point que je m'étais presque habituée au fait que Mizuki ne fasse plus partie de mon quotidien.
Domyôji ... Rien qu'en prononçant ce nom, des frissons me parcoururent .. non, je ne suis pas amoureuse, cela semble inadéquat. Mais je suis vraiment attirée par lui, il est tellement ... beau!
Il ne me semble pas avoir repéré d'aussi beaux garçons en France, oh ça non. Bien que je ne m'interessais guère aux garçons auparavant, il est vrai que depuis mon arrivée à Tokyo, grand nombre de fois ai-je pu constater le charme asiatique masculin absent chez tous les phénomènes français.. Il faut que je le dise à Qi Yue, tiens...cela risque de l'intérésser !!! Je devrais d'ailleur lui envoyer une carte postale, et lui raconter quelques potins, elle sera ravie !!
Puis je repensai a ma famille qui me manquait aussi..Je sortis une photo d'elle que je gardais constemment sur moi et que je ne quittais jamais. Je n'y avais pas trop pensé ces derniers jours, étant sous l'excitation extrême devant mon rêve qui se réalisait, les nouvelles rencontres, c'est pourquoi leur écrire une lettre me sembla correct . Oui, c'était ça, mais j'avais tellement de choses à dire !! Je ne sus par ou commencer.


Quelques heures plus tard...

Après avoir écrit toutes mes cartes postales, j'allai retrouver les garçons à leur lieu de répétition. Cette après-midi était belle et j'avais envie d'en profiter, de préférence avec Domyôji. Après une heure à les regarder jouer, ( ou plutôt à l'admirer, lui, ) il me proposa lui-même de passer le reste de l'après-midi ensemble: Confuse par une telle invitation de sa part, je restai un moment sans réponse, qui ne tarda guère: troublée mais heureuse, j'acquiescai.

Makino: Où m'amènes-tu ?

Dômyoji: A un endroit important pour moi, auquel je suis très attaché.

Le reste du chemin dans sa voiture se fit en silence, à la fois curieuse et stressée, je me demandai où il allait m'amener. Quelques minutes plus tard nous arrivâmes devant une maison isolée qui apparement était à l'abandon depuis quelques temps déjà. Bizarrement, je lui trouvai du charme.

Dômyoji: C'est ici que j'ai grandi, à la mort de mes parents alors que je n'avais que 8 ans et ma soeur 4, nous avons dû la quitter pour aller habiter avec notre grand-mère maternelle. Ma grand-mère en a toujours voulu à mon père, elle l'accusait de l'accident qui les avaient tués tous les deux. Et quand j'eus 10 ans elle est décédée à son tour. Vu que j'étais pas majeur, les services sociaux nous ont placé en famille d'accueil et pendant 3 ans nous avons été séparés. Quand elle avait 9 ans et moi 13 ans on a pu enfin se retrouver grâce à un agent des services sociaux car nos familles adoptives s'étaient plaintes car nous nous réclamions tout deux sans cesse. Pendant cette année là, on ne s'est plus quittés, on passait le plus de temps possible ensemble... elle était tellement jolie, elle ressemblait à notre mère. Mais un soir, elle s'est faite enlevée, agréssée et...est décédée.

J'avais écouté son récit jusqu'au bout sans l'intérompre ...A présent des larmes coulaient sur nos joues, j'avais qu'une envie c'était de le prendre dans mes bras.

Makino: Viens là ..

Lui faisant signe de venir dans mes bras, il s'exécuta sans broncher. Il avait besoin de se confier, j'étais heureuse d'être le personne à qui il se livrait. Il se laissa aller... A présent, je comprenais tout de son comportement défensif et parfois agressif, il voulait se mettre à l'abris de toutes relations qui puissent être douloureuses, il avait assez souffert n'étant encore qu'un enfant.



En France...

Il ne prit pas la parole tout de suite. J'étais là, encore sous le choc, perplexe, incapable d'ouvrir la bouche bien que je m'étais décidée... Il avait les yeux vides, qui ne me regardaient pas, ou alors qui ne voulaient pas me regarder. Il semblait cogiter durement. Des secondes me parurent une éternité. Les plus longues de ma vie, et un des choix les plus difficiles à réaliser. Mais j'étais à présent une personne responsable, et je devais faire la part des choses et trouver mon bonheur. J'avais passé d'excellents moments avec Nakatsu que je n'oublierai certainement jamais, et c'était le principal. A présent, je n'arrivais plus à savourer pareils instants avec lui. Mon bonheur... ne se trouvait plus en lui. A peine eus-je commencé à prendre la parole qu'il intervint, d'un air détaché, glacial, brut. Je compris au ton même de sa voix que pour lui aussi c'était fini.

Nakatsu: Mizuki.... Arrêtons là. Je veux qu'on se sépare.

Une part en moi de soulagement, mais une part de moi qui s'en allait, me laissant dans un gouffre dans l'obscurité, à la recherche de la lumière qui désormais m'avait quittée.


FIN CHAPITRE 18

# Posté le samedi 14 mars 2009 14:21

Modifié le mardi 12 mai 2009 12:06